Il est 15h, j’arrive à Carhaix où le festival des vieilles charrues m’ouvre gracieusement ses portes. Partagé entre joie et appréhension, je jette un rapide coup d’œil au plan et
m’en vais faire un repérage des lieux.
Première impression : C’est grand ! Un bon quart d’heure sépare l’espace presse de ma tente. Ce n’est pas grave en soi, mais j’ai intérêt a bien m’organiser….
17h, quelques mains serrées, deux-trois noms en tête, une tente montée et un site apprivoisé. Je m’apprête tranquillement à me rendre au premier concert : les BB Brunes. Dernières vérifications :
batteries chargées, cartes formatées, boîtier réglé, lentilles nettoyées…. Niveau réglage, je suis parti sur un base de 400 ISO, une mesure pondérée [()], le mode Av ( priorité a l’ouverture )
réglé sur f/2.8 et j’ai opté pour le RAW comme type de fichier. Je serais sûrement amené a modifier ces réglages par la suite, notamment les ISO, mais ça me donne déjà un bon point de départ.
J’arrive devant l’entrée de la fosse. 4GB dans le boîtier, 4 autres dans les poches : j’ai de quoi faire. Les photographes ont droit aux trois premières chansons et j’ai bien l’intention d’en
profiter !
J’entre dans la fosse, des frissons de plaisir parcours mon dos : je suis heureux ! Au-delà de l’attrait photographique, c’est une véritable relation, autant avec le public qu’avec les artistes.
Ce sont des gens qui viennent de tous les horizons pour dire d’une voix unanime : « Waoooooo !!! J’en veux !!!!! ». Une belle musique, accompagnée de somptueux jeux d’éclairage…..: C’est beau,
dans tous les sens du terme.
Les clichés se succèdent, je suis parfois obligé de monter à 600 ISO, mais j’évite d’aller au-delà.
Différents problèmes se présentent à moi, à commencer par la scène qui est trop haute. Je ne dispose que d’un 24-70mm L, et, même à 70mm, je ne parviens pas toujours à avoir les cadrages que je
souhaite. Des éléments perturbateur ( le bas de la scène, les baffes… ) se glissent souvent dans mes photos, et je serais, par la suite, obligé de recadrer. Cependant, les autres photographes
m’informent que les scènes sont généralement beaucoup plus basses dans les salles de concert et que j’ai peu de chance de retrouver ce type de problème ailleurs que lors de festival. Je pense
tout de même à l’acquisition d’un 70-200 qui règlerait cet inconvénient quelque soit l’évènement.
Autre souci, la gestion du bruit par le 350D. Seule solution : l’acquisition d’un boîtier plus performant. Mais pour ça, je peux encore attendre un peu ^^.
Je n’ai en revanche éprouvé aucune difficulté à gérer ma lumière ou à obtenir la MAP où je le désirais.
Au final, 6000 photos se sont amassées sur mon disque dur. C’est beaucoup, mais, à l’ère du numérique, pourquoi se priver ?
J’ai fait des connaissances intéressantes, tel que Charles Mouloud, rédacteur pour Rue 89, avec qui j’ai beaucoup ri. J’ai également eu l’occasion de mieux connaître des artistes que j’admire,
lors de conférences de presse et parfois même en rapport direct. A la simple remémoration de ces souvenirs, j’ai les yeux qui pétillent….
Enfin, j’ai rencontré un certain nombre de photographes avec qui j’ai beaucoup partagé et qui m’en ont appris plus sur leur métier et sur le monde impitoyable des agences. L’un d’entre eux m’a
d’ailleurs ramené à Rennes d’où j’ai pris le bus pour rentrer chez moi.
De longues heures de tri se sont alors imposées à moi. J’ai au final retenu un peu moins de 250 photos ( qui sont d’ailleurs exposées sur mon site ). J’ai choisi de ne leur apporter aucunes
retouches mis a part des recadrages, un ajustement de la balance des blancs et, parfois, un peu d’accentuation.
Je garde de cette expérience le souvenir d’une aventure formidable que j’espère pouvoir rapidement renouveler. Une première, mais sûrement pas la dernière.